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Emmanuel Macron salue le « courage » des forces de l’ordre

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Le président ne s’est pas exprimé publiquement sur la crise depuis une semaine. Il pourrait prendre la parole dès lundi.

Les gilets jaunes attendaient sa prise de parole, mais c’est aux forces de l’ordre qu’Emmanuel Macron s’est adressé samedi soir. Le président de la République a remercié samedi soir les forces de l’ordre mobilisées pour l’acte 4 du mouvement des gilets jaunes en saluant « le courage et l’exceptionnel professionnalisme dont [ils ont] fait preuve ». 

Près de 90 000 gendarmes et policiers ont été mobilisés samedi dans toute la France, dont 8000 seulement à Paris, où des véhicules blindés à roue avaient été déployés. La manifestation a cependant été de moindre ampleur que les semaines précédentes, avec quelque 125 000 manifestants dans tout le pays.  

Le nombre d’interpellations a, en revanche, bondi par rapport au 1er décembre. Les contrôles avaient été multipliés en amont des rassemblements, conduisant au nombre record de 1723 personnes interpellées, et de 1220 gardes à vue, selon le décompte du ministère de l’Intérieur ce dimanche matin. 

Au président de « proposer des mesures »

Cible récurrente des manifestants, à coup de « Macron démission », le chef de l’Etat, qui n’a pas pris la parole publiquement depuis samedi dernier, est resté pour cette nouvelle journée de mobilisation dans le palais présidentiel, entouré d’un imposant dispositif de protection. Il a laissé jusqu’alors Edouard Philippe monter au front, devant le Parlement et les médias.  

Selon le Premier ministre, « le temps du dialogue est là » et « il faut désormais retisser l’unité nationale », mise à mal par cette fronde populaire inédite, née sur les réseaux sociaux. 

Le président « s’exprimera » – peut-être lundi – et « il lui appartiendra de proposer les mesures » pour permettre « à l’ensemble de la Nation française de se retrouver et d’être à la hauteur des enjeux », a indiqué Edouard Philippe au terme d’une visite à Beauvau en fin de journée. 

« Scènes de chaos »

Si les violences de samedi étaient sans commune mesure avec les scènes de guérilla urbaine observées à Paris la semaine précédente, elles n’en étaient pas moins impressionnantes. Des tirs de gaz lacrymogènes aux abords des Champs-Elysées, des vitrines brisées sous les lumières de Noël et des voitures brûlées à Paris mais aussi des heurts et de violentes dégradations à Bordeaux, Toulouse, Marseille et encore Nantes, et toujours des blocages sur les routes: les images de samedi ont une nouvelle fois marqué les esprits. 

Selon un bilan national provisoire de la direction générale de la santé, « 179 personnes blessées ont été prises en charge sur tout le territoire par les équipes médicales des hôpitaux ».