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Répression au Zimbabwe: les réseaux sociaux toujours coupés

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Depuis vendredi, l’accès aux plateformes comme Facebook, WhatsApp ou Twitter est impossible. Le gouvernement zimbabwéen avait déjà coupé toute connexion à Internet, mardi, suite aux manifestations contre la vie chère. Depuis lors, l’accès a donc été rétabli partiellement.
« Nous avons reçu l’instruction ministérielle d’ouvrir l’accès à Internet, à l’exception de réseaux sociaux spécifiques », a communiqué vendredi Econet, principal opérateur téléphonique du Zimbabwe.
Cette disposition est rendue possible par le chapitre 11:20 de la loi sur l’interception des communications. Adopté en 2007, ce texte autorise l’Etat à saisir des conversations téléphoniques et des emails, dans le but de garantir la sécurité nationale. Votée à la veille des élections générales de 2008, cette loi avait alors suscité l’inquiétude des ONG et organisations de défense des droits de l’homme.

Le pasteur Mawarire maintenu en détention

« La suspension d’Internet et de l’accès aux réseaux sociaux est une violation de la Constitution qui garantit la liberté d’expression et d’accès à l’information », explique MISA, l’Institut des médias d’Afrique australe au Zimbabwe. Aux côtés de l’ONG Avocats pour les droits de l’homme, cette organisation a déposé une plainte à la Haute Cour du Zimbabwe. Une première audience se tiendra lundi après-midi.
En attendant, la justice reste ferme et a annoncé vendredi le maintien en détention du pasteur Evan Mawarire, accusé d’incitation à la violence via les réseaux sociaux. Quant au gouvernement, il planche actuellement sur une nouvelle loi sur la cybersécurité.