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Ali Bongo

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De retour à Libreville, Ali Bongo se montre en public pour la 1ère fois

Absent de son pays depuis deux mois et demi suite à un accident vasculaire cérébral, le chef de l’Etat gabonais, en convalescence au Maroc, est arrivé au Gabon dans la nuit du 14 au 15 janvier 2019, en toute discrétion.

Une semaine après la tentative de coup d’Etat du 7 janvier, Ali Bongo Ondimba, absent de son pays depuis le 24 octobre dernier suite à un accident vasculaire cérébral (AVC), est rentré de Rabat, au Maroc et a puis regagner son pays pour y poursuivre sa convalescence. La télévision nationale a ainsi confirmé que la cérémonie de prestation de serment des 38 membres du nouveau gouvernement aurait lieu ce mardi au palais présidentiel de Libreville en présence du président convalescent.

Cette première apparition publique d’Ali Bongo devant ses concitoyens sera l’occasion pour les Gabonais de scruter les capacités physiques et orales de leur chef d’Etat. Différentes sources médiatiques à Libreville ont confirmé que l’avion du Président a atterri, à une heure tardive, très loin de tout regard indiscret à l’aéroport de Libreville.

Le chef de l’État était absent du pays après avoir été victime d’un accident vasculaire fin octobre en Arabie Saoudite. Il a passé un mois sur place avant de poursuivre sa convalescence au Maroc, rappelle Gabonactu.com. Le site précise que ce retour au pays est dicté par l’alinéa 4 de l’article 15 de la Constitution : Avant leur entrée en fonction, les membres du gouvernement prêtent serment devant le président de la République en présence de la Cour constitutionnelle.”

Depuis l’hospitalisation d’Ali Bongo à Ryad, en Arabie saoudite, les rumeurs n’ont cessé de courir sur son état de santé, certains n’hésitant pas à le donner pour mort. En cause, selon des opposants gabonais, la communication officielle quasi mutique à propos de l’état de santé d’Ali Bongo, 59 ans et au pouvoir depuis 2009.

De fait, il a fallu plusieurs semaines avant que les autorités ne reconnaissent que M. Bongo avait fait un AVC, et plusieurs mois avant que des images de ce dernier ne soient diffusées. Dupuis sa maladie en octobre dernier, sa seule apparition télévisée et enregistrée depuis le Maroc où il fut transféré début décembre pour y poursuivre sa convalescence, est celle des traditionnels vœux de la Saint-Sylvestre. Mais à l’écran, Bongo est apparu changé, avec un strabisme. Ses détracteurs n’en furent que plus inquiets.

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À Paris, une messe pour la guérison d’Ali Bongo perturbée par des opposants

Depuis samedi 24 novembre, une vidéo largement commentée circule sur les réseaux sociaux. On y voit un esclandre, dans une église parisienne, au cours d’une messe demandée par des proches d’Ali Bongo, le président du Gabon. Une clameur de désapprobation s’élève en pleine messe après que le prêtre a prononcé le nom d’Ali Bongo, hospitalisé en Arabie saoudite depuis quelques semaines.

La scène est étonnante. Elle se déroule samedi 24 novembre à Paris, dans l’église du Saint-Esprit, dans le 12e arrondissement de la capitale française.

Des opposants gabonais s’infiltrent dans une messe demandée par les proches du président gabonais actuellement hospitalisé à Ryad, en Arabie saoudite et la perturbent.

Tout se déroulait normalement jusqu’au moment où le prêtre célébrant, prononce cette phrase : « Nous te prions en particulier pour Ali Bongo Ondimba ». Une clameur s’élève alors dans l’église. « Il a tué les Gabonais », « C’est un assassin », « On ne peut pas prier pour un assassin, mon père », protestent de nombreuses voix qui refusent de se taire malgré des appels au calme. D’autres fidèles d’origine africaine sortent de l’Église.

Il s’ensuit une bousculade dans le lieu de culte et la célébration eucharistique tourne court.

Polémique sur les réseaux sociaux

Les voix entendues en sourdine dans cet enregistrement et qui demandent à une personne non identifiée de « bien filmer la scène », laissent penser que c’est un acte qui a été prémédité et que ces opposants ont eu connaissance de la tenue de cette messe.

Sur les réseaux sociaux, les avis des Africains sur cette scène sont partagés. Si de nombreux opposants qui accusent Ali Bongo d’être un dictateur se réjouissent de ce coup d’éclat, la plupart des catholiques dénoncent un manque de respect pour l’institution catholique et rappellent que l’Église demande de prier pour tout le monde.

L’opposition affûte ses armes

Le président gabonais a été victime d’un accident vasculaire cérébral survenu à Ryad le 24 octobre. Selon ses proches, ses jours ne sont pas en danger et il aurait amorcé une phase de convalescence.

En son absence, la Cour constitutionnelle a autorisé, le 14 novembre, le vice-président de la République, Pierre Claver Maganga Moussavou à convoquer et à présider le conseil des ministres.

Les partisans de Jean Ping, son adversaire malheureux à l’élection présidentielle – aux résultats très controversés – de 2016 demandent que leur leader soit installé dans le fauteuil présidentiel. Samedi 24 novembre, la Coalition pour la nouvelle République, créée par Jean Ping, a lancé le mouvement TGV (train à grande vitesse) dont la destination finale sera le palais présidentiel.